Projet Lycée & entreprise

APPRENDRE POUR ENTREPRENDRE 

EN 10e et 11e CLASSES (15-17 ANS)

 

Au mois de septembre 2003, l’école Steiner-Waldorf de Sorgues ouvrait les grandes classes (15-17 ans)avec un projet pédagogique innovant, mettant notamment en œuvre une étroite collaboration entre le travail scolaire et l’implication des élèves de lycée dans le monde du travail.

Il s’agissait en particulier d’offrir à nos élèves la possibilité de fréquenter le monde du travail de manière régulière (un jour par semaine + 2 semaines d’immersion) durant deux années. Au total, ces élèves de 15 à 17 ans passent environ 450 heures en entreprise (trois différentes sur deux ans).

 

I. Pourquoi travailler en entreprise dès l’entrée au lycée ?

Le but n’est pas l’apprentissage précoce d’un métier mais l’acquisition des facultés nécessaires à l’exercice de toute profession, tant au plan personnel que social, à savoir : le sens de la responsabilité et de l’initiative, l’autonomie, la mobilité, la capacité à travailler en équipe et à dialoguer.

Les expériences réalisées en Suisse depuis vingt ans confirment aujourd’hui que les élèves placés en situation d’apprendre activement dans le monde du travail, se montrent en général plus responsables à l’égard du travail scolaire dont ils redécouvrent  le sens. Ils sont aussi plus efficaces et développent des formes d’intelligence complémentaire. Ils se montrent surtout plus actifs, moins consommateurs à l’égard des connaissances et des outils de travail à acquérir.

Il ne s’agit pas par conséquent de faire un apprentissage à proprement parler si ce n’est celui de la vie professionnelle. Il s’agit plutôt pour nos élèves de vivre l’entreprise. Au fil des mois, ils deviennent responsables de projets qu’ils doivent mener à bien. Au fil des années, certains responsables d’entreprises en viennent à nous re-contacter afin d’avoir dans leurs équipes un nouveau stagiaire de l’école Steiner-Waldorf de Sorgues, « à l’image du précédent ». À l’image, évidemment, ils ne le sont jamais, chacun apportant sa touche particulière et individuelle à son stage, mais investis, ils le sont toujours !

 

II. Ce que le projet n’est pas :

Il ne s’agit en aucun cas d’un apprentissage de type CAP ou BEP. Les élèves poursuivent à l’école une scolarité générale riche en enseignements variés, y compris artistiques et techniques. Nous n’attendons donc pas des élèves qu’ils apprennent tous les savoir-faire d’un métier particulier.

De ce fait, il est important que l’intérêt de l’entreprise ne réside pas dans la formation d’un futur collaborateur. Elle trouvera davantage son intérêt dans l’accompagnement d’une démarche pédagogique ouverte sur la réalité du monde du travail et peut -être dans les questions des élèves qui  auront  fait le choix positif d’un stage par intérêt pour un domaine professionnel qui attire leur attention. Certains choisiront d’explorer une voie professionnelle  qu’ils envisagent,  d’autres de cultiver une passion, d’autres encore de découvrir un secteur d’activité dans le seul but d’acquérir des compétences complémentaires. Ces stages sont aussi l’occasion pour les élèves de mieux se percevoir et  les aide dans le choix de leurs filières post école Steiner-Waldorf : baccalauréat général ou technique, formation professionnelle …

 

III. La mise en œuvre du projet  :

L&ELes élèves de 10e classe (15-16 ans), au retour de leur échange linguistique de deux à trois mois, se mettent en campagne pour trouver eux-mêmes une entreprise de taille petite ou moyenne, dans un secteur d’activité de leur choix. Ils sont accompagnés dans cette démarche par deux professeurs. C’est l’occasion d’apprendre à rédiger une lettre de motivation, d’apprendre à se présenter, de faire l’expérience d’identifier quelles sont, par métier, les compétences requises et d’évaluer au fil de leurs diverses  expériences quelles sont les compétences acquises.

La première année, deux entreprises sont à trouver : la première pour la période de janvier à fin mars (17 jours de stage) et la seconde pour la période d’avril à juin (15 jours de stage). Durant leurs stages, les élèves tiendront un « carnet de voyage » où ils auront à rendre compte de leurs activités mais également présenteront leur lieu de stage et son équipe. Ils y raconteront plusieurs récits et devront réaliser une interview de l’un de leurs responsables. Ces expériences seront aussi l’occasion de rendre compte de leurs expériences devant un public élargi dans le cadre d’une présentation orale publique.

Les élèves de 11e classe (16-17 ans) participent au projet pour la deuxième année : ils doivent trouver une entreprise qui les accueillera de septembre à fin avril (soit trente jours de stage).

Tous les vendredis, les deux professeurs encadrant le projet sont sur le terrain pour rencontrer les responsables d’entreprise et les élèves.

Après dix années d’expérience, ce sont 250 entreprises de la région qui sont devenues partenaires de ce projet. L’occasion pour l’école de se faire connaître, mais aussi d’être en contact constant avec la réalité de la société civile. Ce précieux partenariat nous permet, au travers de ces échanges, où il est question de transmission des savoirs, de fierté d’appartenance, de travail d’équipe et d’esprit d’initiative d’enrichir nos réflexions quant au contenu du plan scolaire.

 

IV. Témoignages

Voici quelques témoignages, reflets de ce qu’en pensent les élèves, leurs responsables de stage et de ce que nous, professeurs, en tirons comme enseignement.

A- Témoignages d’élèves :

Ils ou elles sont chapelières, doreur, intervenante musicale, maître verrier, charpentier, fleuriste, informaticien, souffleur de verre, ébéniste, maçon, vendeur, bibliothécaire, guide dans un musée, professeur de sports.

Ils ou elles travaillent dans un cinéma, une maison de retraite, une maison d’éditions, auprès d’un architecte ou d’un avocat, une librairie, une épicerie sociale, un vendeur de cycles, une grande surface, un charpentier naval, à la mairie de Sorgues, à la mairie d’Avignon.

Tour à tour ils ou elles deviennent : confiturière, styliste, mécanicien, pâtissière, potière, chercheur en physique ou en agro alimentaire, maraîcher, boulanger, professeur des écoles, éducatrice, photographe, bijoutier, luthier.

Chaque vendredi ils ou elles vont au « boulot » dans une maison de quartier, à l’école – qu’elle soit publique, privée, ou alternative -, à la radio, au cirque, au théâtre, à l’accueil de jour d’une association caritative, au Conseil Général, au restaurant, ou chez le coiffeur…

Ce projet est essentiel : il donne aux élèves une vision de l’engagement qui va lui être demandé et il lui permet de réaliser qu’il lui faut trouver un métier qui lui plaît. En effet, c’est coûteux de se lever le matin pour aller dans un endroit où l’on a aucune motivation d’être.

 

Manon (17 ans). Stages en association caritative, élevage de chevaux, école primaire publique, école primaire privée :

 j’ai, durant ces deux années, essayé de donner le meilleur de moi-même.

Ces stages m’ont permis d’avoir une vison plus vaste des différentes pédagogies existant en France. Durant mon dernier stage (école privée), j’ai plus été intégrée à l’équipe. J’étais considérée comme quelqu’un qui venait donner des cours alors que dans mes autres stages je n’ai pas eu cette impression.

Je dirai que lors de mon premier stage j’étais considérée comme une stagiaire à qui il fallait trouver quelque choses à faire, dans mon deuxième stage comme quelqu’un qui venait aider et mon troisième stage comme quelqu’un qui faisait partie de l’équipe.

Ce projet fait aussi grandir l’élève car dans le monde du travail, il doit tenir ses engagements, être autonome, attentif, et être conscient de ses actes, car ils ont une conséquence importante. Cette confiance que l’on accorde à l’élève, cette prise en charge qui lui est demandée amène naturellement l’élève à être plus mature.

Aux élèves qui vont intégrer le projet je dirais que l’essentiel est de créer des liens avec vos maîtres de stage et avec les équipes de l’entreprise. C’est ce qui fera que vous attendrez les vendredis avec impatience.

 
 

Victor (17 ans). Stage en imprimerie, école de voile et chez un charpentier marin :

Ce projet est formidable et enrichissant. En ce qui me concerne il a pris tout son sens la deuxième année. En effet, cette deuxième année (charpenterie navale) fut beaucoup plus enrichissante que la précédente. J’ai eu plus de temps pour réfléchir à mon stage, j’étais plus centré car j’avais acquis déjà un peu d’expérience. Je me suis senti plus professionnel.

J’étais dans une entreprise manuelle donc je pouvais participer, aider, chercher des solutions. J’ai beaucoup appris sur le métier de charpentier marin qui peut-être deviendra le mien. Sait- on jamais ?

Mais j’ai aussi gagné en autonomie, les transports en commun sont devenus maintenant un jeu pour moi. J’ai acquis de la maturité, je sais mieux m’exprimer et suis maintenant capable de demander un stage à un inconnu sans l’aide de personne. Je sais me débrouiller seul. J’ai acquis un peu de savoir vivre….

Cette deuxième année m’a permis de me trouver, de savoir dans quelle voie professionnelle je veux m’orienter, malgré les galères, de me confronter aussi à mes limites.

Aux élèves qui vont intégrer le projet je conseillerais de commencer à réfléchir tôt et à chercher. Il faut trouver un lieu où ils vont pouvoir participer à la vie de l’entreprise.

Il ne faut pas chercher facile mais utile.

En deuxième année je conseillerais de continuer d’approfondir. Il ne s’agit pas de trouver un patron cool mais quelqu’un qui pourra vous apporter des choses qui vous seront utiles pour votre vie future.

Et puis il faut continuer d’apprendre, apprendre et encore apprendre.

 
 

Alix (16 ans). Stages en ébénisterie, librairie, chez un artisan peintre et en construction de maisons en chanvre :

Aux élèves qui vont intégrer ce projet je conseillerais de prendre la chose comme une expérience et d’être persévérant car même si l’on fait quelque choses qui n’est pas passionnant cela nous sert toujours pour plus tard. Je ne leur conseillerai pas forcément de faire un stage dans ce qui leur paraît être le plus proche d’eux. Par exemple, si un élève adore le sport il ne faut pas forcément qu’il fasse un stage en rapport avec le sport. Car parfois sans le savoir la découverte de choses inconnues peut nous dévoiler à l’inconnu de nous même et nous apprendre bien plus que si l’on reste fixé sur le chemin tracé de notre vie.

 
 

Mathias (16 ans). Stages en Festival du cinéma  et Compagnie d’art de rue :

Je commence à ressentir de la fierté à travailler pour eux. Je ne sais plus si je veux travailler dans ce domaine, mais ce que je sais c’est que plus tard je veux travailler en équipe.

 
 

Claire (16 ans). Stages en magasin bio et maison de quartier :

Ce stage m’a permis de pouvoir prendre des initiatives. C’est ce que je trouve le plus plaisant, le plus intéressant tant au niveau de la découverte que du point de vue personnel.

Car prendre des initiatives c’est savoir aller de l’avant, se tromper, faire des erreurs. Sans cela nous ne pourrions avancer et apprendre.

Certains moments étaient très chargés et pleins de découvertes et d’activités, ce qui m’a beaucoup plu : avoir toujours quelque chose à faire, être en activité constante. D’autres l’étaient moins, ce qui ne me plait pas car je n’aime pas ne rien faire et me sentir inutile.

C’est une chance que d’avoir trouvé un maître de stage sur la même longueur d’ondes que moi. Un maître de stage qui aime son travail et qui aime expliquer ce qu’il fait. Merci.

Ces journées de stage sont aussi l’occasion de :     

– trouver des réponses aux questions que je me pose                                                                    

– avoir une vision plus claire de mon avenir

– se couper un peu de l’école et penser à autre chose, rencontrer d’autres gens, voir d’autres ambiances, d’autres façons de vivre, d’autres façons de penser. Robin 17 ans, charpentier, assistance informatique, luthier.

Concentrer la semaine d’école sur 4 jours, c’est une autre façon de travailler, plus intense. Cela nous oblige à être deux fois plus présents.

Si je résume, ce que j’éprouve à mon stage c’est : le bonheur de me sentir utile.

 
 

Joris (16 ans). Stages en école primaire, radio et forge :

Durant mes stages, j’ai appris globalement à mieux me connaître : mes limites, ma vie sociale. Plus précisément j’ai beaucoup appris à la radio en ce qui concerne la communication (interviewer, parler à l’antenne) et la technique (nettoyer une bande son, enregistrement..).

Le stage que j’ai effectué avec le professeur de sports m’a beaucoup appris au niveau de la discipline. J’ai compris pourquoi il fallait se faire respecter face aux enfants et comment le faire. Et le fait d’être de l’autre côté de la barrière (ne plus être l’élève mais le professeur) m’a fait prendre du recul sur la relation élève professeur.

Je me posais déjà la question de savoir si je continuais l’école. Je rêvais du monde du travail.

Ce projet m’a permis d’en avoir une représentation. Il m’a remis les pieds sur terre.

J’ai toujours du plaisir à travailler avec cette équipe qui compte maintenant sur moi pour prendre la relève, afin de pouvoir partir à la retraite. Mais pour le moment je continue mes études.

 
 

Simon (16 ans). Stages en assistance informatique et plate forme de magasins bio :

Cette expérience fut d’abord un expérience humaine, car le plus gros défi fut de réussir à m’intégrer dans cette grande entreprise remplie d’employés qui n’avaient pas forcément envie de s’encombrer d’un stagiaire. Ce défi fut aussi mon plus beau cadeau lorsqu’au fil des semaines, je parvins à m’intégrer aux différentes équipes… j’ai même assisté à des disputes à mon sujet chacun voulant que je vienne travailler avec lui.

Et puis, plus tard, j’aimerais avoir ma boîte alors cela me donne un aperçu de comment cela fonctionne.

 
 

Victor (16 ans). Stages en garage  et en CCAS :

Et puis il y a ce que l’on apporte aux entreprises : notre aide mais aussi la découverte d’un système scolaire qu’ils ne connaissaient pas et qui leur ouvre les yeux.

 
 

Charlotte (17 ans). Stage en halte garderie et Maison de quartier :

Savoir en dehors de l’école de quoi nous sommes capables
 
 

Yann (17 ans). Stages en ébénisterie et chez un pépiniériste :

La journée finie se dire que l’on a été utile et que la fatigue est due à un vrai travail physique pour arriver à un résultat concret. C’est incroyable ce que l’on peut faire avec une paire de mains !
 
 

B-Témoignages de chefs d’entreprises

C’est étonnant : pour un garçon, il a su garder une grande sensibilité ! Il est à l’écoute des enfants. Je me suis réveillée ce matin en me disant : « Aaahh ! Romain est là aujourd’hui ! »

C’est important, il fait partie de l’équipe. Il peut prendre en charge des ateliers.

(Halte garderie)

 

Elle est capable, très agréable, très souriante. Un peu timide elle n’ose pas se jeter à l’eau mais, quand on la pousse, on se rend compte qu’elle sait très bien « nager ».

(Maison de quartier )

 

« Nickel » ! Il est « nickel », dynamique, entreprenant, actif !

(Cinéma)

 

Elle est passionnée, elle sait tout faire, bien meilleure que des élèves qui sont en formation professionnelle et qui veulent en faire leur métier.

(Restaurant gastronomique)

 

Il fait partie de l’équipe, il vient même donner un coup de mains en dehors de son stage. Il s’intéresse à tout, il est autonome, c’est un passionné. C’est très agréable de travailler avec lui.

Il pose tout le temps plein de questions. Il en oublie parfois même de respirer.

 (Cinéma)

 

Ce qu’ils apprennent en plus au sein des entreprises, c’est la capacité à intégrer une équipe : s’intégrer, trouver sa place sans s’imposer. Cela leur apprend la diplomatie aussi. Également à intégrer une multitude d’informations en peu de temps.

Centre de loisirs et soutien scolaire (CCAS)

 

Malgré leur jeune âge, les élèves qui participent à ce projet apprennent ainsi à vaincre leurs peurs, ils prennent ainsi confiance en eux. C’est aussi pour eux la possibilité de découvrir de beaux métiers.

(Atelier de dorure sur bois)

 

Ces stages sont indispensables : ils permettent aux élèves d’avoir des approches dans différentes entreprises ou structures, de rencontrer des adultes qui les forment, de prendre leurs responsabilités et de grandir doucement avec de solides bases pour leur avenir. Surtout il faut continuer.

 

Elle a fait preuve de bonne volonté et de bonne humeur pendant toute la durée de son stage

 

Il fait preuve de beaucoup de volonté : volonté de comprendre, volonté de bien faire.

 

Elle est géniale : elle comprend très vite, elle est disponible, elle recherche le travail.

Elle s’est montré autonome et responsable pendant toute la durée du stage.

 

Elle prend des initiatives, elle a une bonne maturité pour une élève de 16 ans, elle se débrouille, elle bosse.

 

Tous les contacts avec la vie active sont bénéfiques pour les jeunes. Cela les oblige à se confronter avec des personnes ayant une manière de penser et d’agir différente, à être responsable de ses actes, à subir des moments d’accélération dans le travail.

 

C-   Les enseignements que nous en tirons

Mis en place de manière quelque peu « intuitive », suite à une visite effectuée dans une école Steiner en Suisse où ce projet existe depuis 20 ans, nous ressentons au fil des années l’importance, le bien fondé et l’évidence de ce projet pour les adolescents de notre époque.

En effet, le premier enseignement que nous avons tiré de cette expérience réside dans l’absolue nécessité de redonner à nos élèves la possibilité de changer la perception très pessimiste que le nombre d’entre eux ont du monde du travail. Suite à leur semaine d’immersion, et au fil du temps, la grande majorité est étonnée de rencontrer des personnes passionnées par leur métier et ayant l’envie de transmettre leur savoirfaire.

En langage d’adolescent, cela se traduit par : Madame, vous vous rendez compte, je travaille avec des personnes qui sont contentes d’aller bosser !

Ceci pose bien évidemment la question de l’image que nous renvoyons à nos enfants lorsque nous parlons de nos professions, sans parler de l’image véhiculée par les médias.

Le second enseignement que nous tirons est l’intérêt pour des élèves de cet âge de se sentir utile, attendu, et acteur de projets concrets. Il est frappant de remarquer que certains élèves, lorsqu’ils parlent de leurs entreprises, utilisent le nous :  nous avons fait, nous avons décidé  se sentant complètement intégrés dans les équipes. De même, certains chefs d’entreprises se préoccupent soudainement de la date de fin de stage en déclarant : il va falloir que l’on te remplace !

C’est une façon concrète de cultiver le sens de l’engagement, des responsabilités, de l’initiative, l’autonomie, l’efficacité, l’adaptation, des formes d’intelligences complémentaires, le travail en équipe… Et, plus globalement, la confiance en soi.

En conclusion, nous retiendrons que cette expérience stimule chez nos élèves l’investissement scolaire, donne sens à leurs apprentissages et offre surtout une perspective encourageante : se réaliser dans son travail est possible si l’on s’en donne les moyens.

Un grand merci aux 250 entreprises qui, depuis 10 ans, nous accompagnent dans ce projet !

Une réalisation Piment Givré 2013